En pièce jointe à cet article, vous trouverez la copie intégrale du discours prononcé par le Président de la république à DAVOS le 28 janvier 2010.
Vous jugerez peut-être que nous en faisons de trop. En effet, c’est le 3ème discours du Président de la république que nous publions sur ce site.
Ce n’est ni de l’admiration béate, ni de la propagande. (Le Président n’a pas besoin de nous pour ça).
Nous publions ces discours parce qu’ils tracent les contours d’un encadrement de la mondialisation, permettant de remettre l’économie au service de l’Homme.
Nous affirmons que si tout ce qui est écrit dans ces trois discours était mis en œuvre rapidement alors, oui, c’est sûr, l’économie reviendrait au service de l’homme, et la pauvreté pourrait amorcer un structurel mouvement de baisse.
Parmi les points développés dans le discours de Davos on trouve :
1 - Finance, concurrence, libre échange sont des moyens pas une fin (Page 1)
2 - Dans le capitalisme d’hier, le présent était tout, l’avenir ne comptait plus (Page 2)
3 - Les normes comptables nouvelles ont amplifié la priorité donnée à l’instant présent, au court terme (Page 2)
4 - Les règles prudentielles, les règles comptables ne sont pas des problèmes d’experts. Nous devons décider quel capitalisme nous voulons (Page 2), et définir les règles en conséquence.
5 - Notre système statistique est biaisé. Cf référence au rapport Stiglitz. (Page 2)
6 - La crise que nous traversons n’est pas une crise du capitalisme. C’est une crise de la dénaturation du capitalisme. (Page 3)
7 - On ne vaincra pas la faim dans le monde si on ne stabilise pas le prix des matières premières (Page 3)
8 - On ne préservera pas l’avenir de la planète si nous ne payons pas le vrai prix de la rareté (Page 3)
9 - En mettant la liberté du commerce au-dessus de tout, on a affaibli la Démocratie (Page 3)
10 - En privilégiant la logique du court terme, nous avons épuisé les ressources non renouvelables (Page 3)
11 - En dérégulant à l’excès, on a eu une concurrence déloyale (Page 3)
12 - La grande question du XXIe siècle : comment remettre l’économie au service de l’homme ? (Page 3)
13 - Nous avons besoin de règles, de principes, d’une gouvernance qui reflète les valeurs partagées. (Page 4)
14 - Grosse rémunération = grosse responsabilité. A l’avenir, les revenus devront être proportionnés à l’utilité sociale, au mérite. (Page 4)
15 - Faisons le choix de l’immobilisme et le système sera balayé, et il l’aura mérité ! (Page 4)
16 - Ne pas faire ce que nous avons décidé (ndlr au G20), ce serait une faute économique, une faute politique, une faute morale (Page 5).
17 - L’avancée décisive à mes yeux serait de mettre le droit de l’environnement, le droit du travail, le droit à la santé à égalité avec le droit du commerce (Page 6).
18 - Nous avons besoin d’un nouveau Bretton Woods (Page 7).
Etc….
Franchement, lisez ce discours. Il se lit très vite. Ensuite, faites le maximum de pression partout où vous le pourrez pour que les propositions qu’il contient soient mises en œuvre. Sachez qu’à chaque fois que vous exercerez une telle pression, vous contribuerez à la lutte contre la pauvreté.
Pour terminer, rappelons une de nos propositions qui n’a jamais été reprise par les politiques, alors qu’elle ne coûte pas un centime. Pourtant, c’est la base de tout.
Selon nous, aucun accord international, aucune loi ou aucun règlement européen ou national ne devrait voir le jour sans contenir un exposé des motifs précisant :
1 - En quoi le projet va faire progresser ensemble l’économie, l’environnement et l’amélioration de la situation sociale,
2 - Avec quels outils et à quelle date la mesure du résultat sera effectuée (notamment son effet sur la baisse de la pauvreté, en commençant par les plus fragiles et les exclus)
Là encore, aidez-nous à médiatiser cette proposition. C’est la toute première mesure à adopter. C’est elle qui permettra d’avancer vraiment, et surtout de mesurer les progrès.
Bertrand de Kermel
Président du Comité Pauvreté et Politique